Filmer un chantier, c’est revenir au même endroit chaque mois. Filmer un raid, c’est courir derrière quatre-vingts véhicules qui traversent le Sahara d’est en ouest pendant huit jours, sans base fixe, sans courant et souvent sans réseau. Hakadrone assure la couverture aérienne du Raid Can-Am Spirit 2026, du 8 au 15 novembre, entre Erfoud et Marrakech.
1 800 km
De pistes à couvrir entre Erfoud et Marrakech
80
Véhicules engagés sur la 17e édition du raid
8 jours
De captation en autonomie, sans atelier ni secteur
Un sujet qui ne s’arrête jamais
La plupart de nos missions se déroulent sur un point fixe. Un chantier, une centrale, une carrière, un ouvrage d’art : le drone décolle, tourne, se pose, et l’équipe rentre le soir. Un raid inverse toutes ces hypothèses. Le sujet se déplace de trois cents kilomètres par jour, le point de décollage change en permanence, et personne ne va attendre que l’opérateur ait fini de changer une batterie.
La conséquence pratique est simple : sur ce type d’événement, l’opérateur ne suit pas le convoi, il en fait partie. Nous voyageons à bord du raid, avec le matériel embarqué et une contrainte de volume qui décide de tout le reste. Ce qui n’entre pas dans le véhicule n’existe pas, et ce qui tombe en panne ne se remplace pas avant Marrakech.
C’est aussi ce qui fait la valeur des images. Un plan aérien de raid n’est pas une belle vue de désert avec un véhicule dedans. C’est un plan qui montre l’échelle du terrain, la trajectoire choisie par le pilote et la poussière que soulève la machine, autrement dit trois informations que le sol ne donne jamais.

Ce que le désert impose au matériel
Un drone grand public tient très bien une journée dans le Sahara. Il tient beaucoup moins bien la huitième. La différence entre une couverture réussie et une série de vols manqués tient rarement au pilotage : elle tient à la préparation du matériel face à quatre agressions simultanées.
| Contrainte | Effet sur le vol | Ce que nous mettons en face |
|---|---|---|
| Chaleur au sol | Batteries qui chauffent avant même le décollage, autonomie réduite, mise en sécurité de la caméra | Stockage à l’ombre, rotation large des batteries, vols groupés le matin et en fin de journée |
| Sable et poussière | Abrasion des optiques, encrassement des moteurs, capteurs de proximité perturbés | Décollage sur tapis, nettoyage systématique en fin d’étape, jeu de filtres de rechange |
| Turbulence thermique | Images instables en milieu de journée, consommation accrue en vol stationnaire | Créneaux de vol calés sur les heures stables, trajectoires qui évitent le stationnaire prolongé |
| Absence de secteur et de réseau | Recharge impossible, sauvegarde et transmission bloquées | Autonomie électrique embarquée, double sauvegarde locale chaque soir, envoi différé aux points couverts |
La ligne la plus sous-estimée est la dernière. Sur un raid, la perte d’une carte mémoire ne se rattrape pas : le sujet est passé, il ne repassera pas. La sauvegarde du soir n’est pas une précaution administrative, c’est la seule assurance que possède le film.
Voler légalement, même au milieu du Sahara
L’idée qu’un vol serait libre parce qu’il n’y a personne autour est fausse au Maroc. Le désert n’est pas un espace sans règle : c’est un espace traversé par des couloirs aériens, bordé de zones réglementées et parfois voisin d’emprises militaires. Un itinéraire de raid en croise nécessairement plusieurs.
La différence avec une mission ponctuelle, c’est que le dossier ne porte pas sur un site mais sur un tracé, et que ce tracé est connu longtemps à l’avance par l’organisation. C’est ce qui rend la démarche possible : les autorisations se préparent en amont, sur la base du roadbook, pas la veille du décollage.
Et la sécurité des équipages
Un drone qui suit un véhicule lancé sur une piste est un drone qui vole près de personnes en mouvement. Cela impose des règles simples et non négociables : jamais de survol à l’aplomb d’un équipage, une distance latérale tenue en permanence, un poste de pilotage dégagé et signalé, et un abandon du plan dès que la visibilité ou le vent ne permet plus de garantir la trajectoire. Un plan raté se refait le lendemain. Un incident, non.
Une journée de captation, du repérage au dérushage
Sur un événement itinérant, l’improvisation coûte des plans. Chaque journée suit la même trame, et c’est cette régularité qui permet de ramener une matière homogène sur huit étapes.
- La veille au soir. Lecture du roadbook de l’étape suivante, repérage des passages à fort potentiel visuel , cordon dunaire, gué, franchissement, arrivée d’oasis , et choix de trois ou quatre points de captation réalistes compte tenu des horaires du convoi.
- Avant le départ. Vérification des machines, des hélices et des cartes, conditionnement des batteries, et point rapide avec l’organisation sur l’ordre de passage et les consignes de sécurité du jour.
- Pendant l’étape. Positionnement en avance sur le point choisi, captation du passage des équipages, puis reprise de la piste pour rejoindre le point suivant. On ne filme jamais tout le monde partout : on filme le bon endroit au bon moment.
- À l’arrivée au bivouac. Plans de vie, arrivées, mécanique, briefing du soir. C’est souvent là que se trouvent les images qui donnent au film son côté humain, et elles ne se tournent pas au drone.
- Le soir. Déchargement, double sauvegarde, nettoyage du matériel, recharge, et sélection rapide des plans forts du jour pour une diffusion à chaud si le réseau le permet.
Ce que l’on ramène
Un aftermovie de l’édition, des formats courts verticaux exploitables pendant l’événement, des plans d’illustration destinés à l’organisateur et à la marque, et une banque d’images brutes cataloguée par étape. Ce dernier livrable est celui que l’on oublie le plus souvent de demander, et c’est celui qui sert encore trois ans plus tard.
En vidéo
Questions fréquentes
Comment recharger les batteries sans électricité ?
En emportant l’énergie avec soi et en rechargeant chaque fois que c’est possible, sur les étapes hôtelières comme pendant les transferts. La règle est de ne jamais partir le matin avec un parc de batteries à moitié plein : sur une étape, il n’existe aucune deuxième chance.
Peut-on diffuser des images pendant l’événement ?
Oui, à condition de le prévoir. Cela suppose un montage léger fait sur place le soir et une fenêtre de connexion, qui n’existe pas à chaque bivouac. Mieux vaut annoncer une diffusion tous les deux jours et la tenir, que promettre du quotidien et décevoir dès la troisième étape.
Faut-il un opérateur dédié, ou le drone suffit-il ?
Un raid se couvre au drone et au sol. Les plans aériens donnent l’échelle, les plans au sol donnent les visages. Une couverture qui ne repose que sur le drone produit de très belles images dont on se lasse au bout de deux minutes de montage.
Couverture aérienne d’événements sportifs et de raids au Maroc
Hakadrone accompagne organisateurs, marques et équipes sur les événements itinérants partout au Maroc, autorisations de vol comprises. Découvrez nos prestations audiovisuelles par drone et notre service d’autorisations de vol.
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